Parc national des Cévennes
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Plan d’actions pour la préservation des forêts anciennes

Depuis 2016, l'établissement public du Parc national est engagé au côté de plusieurs partenaires dans un projet sur trois ans qui vise à améliorer la gestion des forêts anciennes du territoire et à assurer leur préservation
Hêtraie ancienne, Forêt domaniale de l’Aigoual gardois, Mathieu BACONNET, PnC ©
Chablis de hêtre dans un îlot de sénescence, forêt domaniale de l’Aigoual gardois, Mathieu BACONNET, PnC ©
Peuplement régulier de hêtre situé en forêt ancienne, forêt domaniale de l’Aigoual gardois, Mathieu BACONNET, PnC ©

Un projet partenarial sur trois ans

Pour gérer aux mieux les forêts anciennes et assurer leur protection, l'établissement est engagé depuis 2016 dans un projet intitulé « Plan d’actions pour la préservation des forêts anciennes du Parc national des Cévennes ». Prévu sur trois ans, il est cofinancé par l’Union européenne et par l’Etat. Il s’agit d’un projet partenarial qui associe l’Ecole d’ingénieurs de Purpan, l’Office national des forêts, le Centre régional de la propriété forestière, Réserves naturelles de France, la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural et l’Association inter-parcs du Massif central. Le projet est composé de quatre actions :

1. Etudier les forêts anciennes pour améliorer leur gestion

Partenaire du projet, l’Ecole d’ingénieurs de Purpan encadre depuis 2016 une thèse portant sur les forêts anciennes du territoire.

2. Sensibiliser les propriétaires forestiers sur les forêts anciennes

Des documents synthétiques sur les forêts anciennes ont été réalisés dans le cadre du projet et des journées d’information sur ce sujet sont prévues en 2018.

3. Préserver les forêts anciennes à fort intérêt patrimonial par acquisition foncière

L’acquisition en cours par l'établissement de certaines forêts anciennes et à fort intérêt patrimonial permet d’asseoir la vocation de libre évolution qui leur a été assignée dans la charte. Ces forêts feront ensuite l’objet d’un suivi particulier et contribueront à la constitution d’un référentiel scientifique des forêts françaises laissées en libre évolution.

4. Etablir les plans de gestion de deux propriétés forestières de l’établissement

En 2011 et en 2013, l’établissement a fait l’acquisition de deux forêts situées sur le mont Lozère. Il s’agit de deux forêts laissées en libre évolution : l’intérêt est, d’une part, de permettre le développement et la conservation d’espèces forestières liées au vieillissement des arbres et des peuplements forestiers et, d’autre part, de disposer de références scientifiques précieuses pour étudier le fonctionnement naturel d’un écosystème forestier. Ces deux forêts à fort intérêt patrimonial ont récemment fait l’objet d’études naturalistes et de suivis particuliers. Un plan de gestion sera finalisé courant 2018 pour chacune de ces deux forêts anciennes.

Dynamique des projets « Forêts anciennes » à l’échelle du Massif central

Le Parc national des Cévennes contribue par ailleurs aux projets « Forêts anciennes » déposés par l’Ipamac et le Conservatoire botanique national du Massif central. Ce travail en réseau permet une diffusion large des connaissances et des expériences acquises.

 


Le projet « Plan d’actions pour la préservation des forêts anciennes du Parc  national des Cévennes » est cofinancé par l’Union Européenne. L’Europe s’engage dans le Massif central avec le fonds européen de développement régional.